Le fromage français : une came-en-berne ?

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Le fromage français : une came-en-berne ?

Même s’il est un peu délaissé par les Français, le fromage déclenche en nous un « feel gouda » que certains scientifiques comparent aux effets des drogues…

Publié par Protéines, le
Des chiffres et des lettres
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Le fromage est-il une drogue ?

C’est ce que suggère une étude publiée dans la revue Plos One et menée sur plus de 500 étudiants par des chercheurs en Psychologie de l’Université du Michigan (États-Unis).

En réalité, tout aliment comestible, lorsqu’on le digère, active plusieurs régions du cerveau (qui forment ensemble ce que les scientifiques désignent comme « le circuit de la récompense »), aboutissant à la libération d’un neurotransmetteur, la dopamine.

Mais comment expliquer que le fromage nous rend encore plus accro que les autres aliments ? Une hypothèse probable : la caséine. Au cours de la digestion, la dégradation de cette protéine fromagère libère de la casomorphine, qui activerait les récepteurs du cerveau liés à la dépendance… Mais cela reste encore à prouver.

Cependant, l’amour français pour le fromage fond à vue de nez

En effet, fin novembre 2015, un sondage en ligne Ipsos – Cheese Day, réalisé sur 1000 Français-es, donne des résultats inquiétants :

  • Parmi les spécialités alimentaires françaises, nous sommes plus nombreux à vouloir garder le pain (67%) que le fromage (56%) !
  • 1 Français-e sur 4 pourrait très bien se passer TOTALEMENT de fromage lors d’un bon repas.
  • Si difficile soit-il, 85% d’entre nous affirmons pouvoir nous en passer dans la vie quotidienne…
  • Seul-e 1 Français-e sur 10 trouve ça inimaginable.

Des chiffres à faire pâlir le Général de Gaulle, qui reconnaissait en son temps la toute-puissance de ces laitages. On lui prête en effet cette fameuse réplique : « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe plus de 300 sortes de fromages ? »