Objets Culinaires Non Identifiés

OCNI

Objets Culinaires Non Identifiés

De l’Europe à l’Asie, laissez vous surprendre par les OCNI de nos voyages…

Publié par Protéines, le
Food Toujours
Crédit photo : kitchentrotter.com

La courageuse équipe It’s Wonderfood est sortie des sentiers battus pour vous faire découvrir les merveilles culinaires de ce monde…

 

JULIE / INDONÉSIE / UN GUDEG À YOGYAKARTAgudeg_jogja

De retour d’Indonésie, beaucoup (trop) de spécialités culinaires me viennent à l’esprit… Après moult hésitations, j’ai finalement décidé de m’arrêter sur le Gudeg, un plat que j’ai eu la chance de déguster lors de mon étape à Yogyakarta, capitale culturelle et spirituelle de l’île de Java. C’est dans un leseha (petit restaurant installé sur des nattes à même le sol) que j’ai pu découvrir ce plat emblématique de la ville. Souvent servi dans une feuille de bananier, il est composé de nangka (fruit du jacquier) bouilli durant plusieurs heures avec du sucre de palme, des épices et du lait de coco. La plupart du temps, il est accompagné d’opor ayam (poulet dans du lait de coco), de telur pindang (œufs durs) et de krechek (ragoût épicé de peau de bœuf et de tofu). Pour le reproduire chez vous, c’est par ici.

 

PANDORA / PARIS 13 / LE DURIAN, UN FRUIT PAS COMME LES AUTRES Durian

C’est lors d’une promenade parisienne dans le 13ème arrondissement, que j’ai fait la rencontre du durian…Une odeur étrange qui embaume le trottoir et un aspect qui intrigue. C’est un fruit venu d’Asie que vous trouverez dans quelques rares boutiques de produits exotiques. Les habitués en raffolent mais sa forte odeur fait de lui un aliment interdit dans les lieux publics. Son goût sucré et sa texture crémeuse repoussent pourtant la plupart des Européens, pour le plus grand bonheur des locaux. On l’adore ou on le fuit, ne le jugez pas sans l’avoir goûté.

 

ÉLÉONORE / NICE / KESACO LA SOCCA ? kesakosocca

Le temps d’un petit week-end au soleil, me voilà prête à découvrir tout le charme de la capitale azuréenne. Au cœur du vieux Nice, sillonnant les ruelles aux accents italiens la douceur du sud me touche soudain: en plein estomac ! Pour satisfaire un petit creux rien de mieux qu’une socca en terrasse à déguster entre amis. Cette galette très grande et fine est élaborée à base de pois chiche, d’huile d’olive fruitée, d’eau, de sel et de poivre. Cuite traditionnellement au four sur une plaque ronde en cuivre, sa recette simple et savoureuse tiendrait ses origines d’Italie… Quoiqu’il en soit la socca semble être le symbole de la gastronomie de tous les Niçois! Une délicieuse spécialité à manger avec les doigts !

 

MARIAM / SÉNÉGAL / MI COROSSOL IMG_4067

En vacances au « pays de la Teranga » (comprendre Sénégal, baptisé « le pays de l’hospitalité »), j’ai eu l’occasion de goûter un fruit assez particulier lorsque j’étais en séjour à M’bour. Toujours aussi curieuse des spécialités culinaires d’un pays que je connais bien trop mais que je découvre un peu plus à chaque nouveau séjour, j’ai demandé à l’une de mes cousines de me faire découvrir un fruit improbable que je ne pourrais pas trouver en France (ou alors difficilement). C’est alors qu’elle m’apporta ce fruit « ovni », vert à relief. Sur le coup, je pense à une espèce de gros litchi décoloré. Elle l’ouvre en deux devant et je découvre une chair à l’aspect pulpeux et duveteux à la fois. Des pépins noirs (indigestes paraît-il) s’y trouvent en abondance. L’intérieur me fait davantage penser à une grenade mais point du tout. Je me lance et goûte ce fruit que l’on appelle Corossol, très connu au Sénégal et en Afrique en général (le nom peut cependant varier selon les pays et/ou les continents). En bouche, c’est pulpeux l’aspect ne m’a donc pas menti. Le goût est à la fois âpre et sucré mais il se mange aisément et est assez rafraichissant (fait non négligeable lorsque l’on se trouve en pleine saison de pluie et où le climat oscille entre humidité et forte chaleur). L’odeur n’a pas de particularité, cela dit, je ne pense pas avoir apprécié plus que ça cette découverte. Un goût qui peut se rapprocher du litchi mais qui garde ce côté un peu amer en bouche. Gardons à l’esprit que, mélangé à d’autres aliments ou dans une recette, il peut s’avérer être délicieusement surprenant.

 

Si il fallait conclure ce tour d’OCNI, on aurait envie de dire juste très sobrement : « Mais que ça a du bon (goût) les vacances ! »