3 questions à… Anais Lerma du blog Parisiannavores

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3 questions à… Anais Lerma du blog Parisiannavores

« Une foodie adepte de la vie et de Paris qui débusque les bonnes tables parisiennes à moins de 15€ pour ses congénères fauchés »

Publié par Protéines, le
L'Interview
Crédit photo : ©Parisiannavores

1 – Si je vous dis « la madeleine de votre enfance », qu’est-ce que cela vous évoque ?

L’heure sacrée du goûter où avec un peu de chance et de réclamation, j’allais à la boulangerie et choisissais invariablement un pain au chocolat dans sa pochette qui devenait instantanément translucide. Je démembrais avec soin mon butin pour finir ma dégustation par les deux barres de chocolat. C’est aussi le souvenir de vacances où j’allais commander une « niniche » (caramel mou) parfum chocolat banane après avoir observé une bonne poignée de minutes le travail du confiseur moulant le caramel autour d’un bâton.

2 – Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre projet food du moment ?

J’aimerais mettre en lumière les commerce de quartier, ces endroits uniques et maintenant rares où l’on connait votre nom et où l’on devine votre commande ! J’y ai sérieusement songé en voyant cette superbe série de clichés d’épiciers parisiens pris dans la nuit. J’habite juste au-dessus d’une épicerie et je l’adore. Ces petits commerces sont l’âme de Paris, présents d’ailleurs dans l’esprit de tous les étrangers depuis Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain et l’épicerie fine Au Marché de la Butte.

3 – Vos pronostics sur la tendance food de demain ?

Je vais plutôt évoquer ce que j’aimerais voir ! Si le petit déjeuner revient sur le devant de la scène avec la multiplication des coffee shops notamment, j’espère voir davantage de boulangerie pâtisseries où l’on puisse s’asseoir, à la mode lisboète, que ce soit au comptoir ou sur de petites tables, pour prendre 5 minutes ou 2h devant un café-croissant-journal.
Tendances fortes depuis le scandale de la viande de cheval, la traçabilité, le fait maison et la volonté de manger local se développent fortement. On voit ainsi l’apparition de nombreuses initiatives favorisant les circuits courts voire la possibilité de cultiver à distance ou en réel sa récolte même pour les parisiens avec V’île Fertile, micro-ferme maraîchère associative située au coeur du bois de Vincennes.

Il y a fort à parier que l’offre pour les intolérants au gluten, les végétariens et intolérants au lactose s’étoffera grandement au cours de l’année, que ce soit dans les supermarchés comme dans les restos. NoGlu, restaurant sans gluten a ouvert un comptoir boutique-atelier en juin dernier, Helmut Newcake, la pâtisserie sans gluten vient d’ouvrir une seconde adresse, Eric Kayser s’y est mis rue de l’échelle et la Boulangerie Chambelland qui a ouvert ses portes il y a quelques semaines cartonne !